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L'escroquerie « fraude au président » de retour

Par définition, la « fraude au président » est une manière pour les escrocs de persuader les employés d'une entreprise donnée à leur verser par mesure d'urgence une somme assez importante, qui va être remis à un soi-disant patron sous le prétexte d'une fausse dette par exemple. Il est presque impossible de détecter que ce sont des escrocs, car ils opèrent de manière à être au courant de chaque détail de l'entreprise. En somme, il s'agit de se faire passer pour un chef d'entreprise dans le but d'enclencher un virement frauduleux. Mais depuis quelque temps, la situation a tourné au vinaigre et a suscité l'attention des clients des banques, qui pour certains ont été victimes de cette escroquerie. Pour illustrer cela, prenons le cas de la sentence rendue par le tribunal de commerce à Paris, qui a jugé une banque dans le contexte de la « fraude au président ». Après avoir fait appel auprès du tribunal, elle n'a pas eu gain de cause et a été condamnée à refaire un virement, au montant de la somme frauduleuse qui s'élevait à 100 000 euros. Des deux côtés, les banques et les entreprises se remettent la faute ; d'une part, les banques estiment que ces dernières doivent faire attention, car ils sont susceptibles d'être toujours dupés ainsi par les escrocs. D'autre part, les entreprises attaquent les banques en insistant sur le fait qu'elles auraient dû apercevoir l'irrégularité de ces virements effectués.
Dans quelques cas, les banques ont accepté de reverser les sommes frauduleuses à ces entreprises. Les sommes peuvent varier jusqu'à plusieurs millions d'euros. D'habitude, certains cas peuvent se régler à l'amiable ; ici, il est certain qu'il y a eu d'autres négociations parallèles qui se sont faites discrètement. Par contre, si la somme frauduleuse apparaît être plus élevée que le Chiffre d'Affaires de l'entreprise, il se peut que la banque soit moins généreuse. Le souci par ailleurs reste que parmi ces entreprises, certaines sont des escrocs aussi. Elles peuvent se faire passer pour des victimes, c'est pour cela que les banques ont décidé un minima, c'est-à-dire exiger que ces entreprises portent en premier lieu plainte avant toute discussion, afin d'être sur de leur bonne foi. Ainsi, face au phénomène de « fraude au président », les banques ne peuvent rester que sur leurs gardes. Des banques comme la Société Générale tendent vers l'application de la reconnaissance vocale biométrique, contre les escrocs qui tentent d'utiliser le même numéro que les clients entreprises. Ceci est contraire par contre aux exigences de la banque CNIL, qui ne préfère pas déployer de tels moyens, car beaucoup de banques espèrent un changement de situation via les jurisprudences qui découleront des divers cas de « fraude au président » fréquents ces derniers temps, et peut-être ainsi diviser les compensations aux entreprises. Il n'en reste pas moins que certaines entreprises usent encore des virements par fax, alors que c'est par le biais de ceux-ci qu'il est plus facile de commettre les virements frauduleux.
 
 
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